Ton premier cours de JJB : à quoi t'attendre
Tenue, déroulé du cours, premier sparring, usages du tatami. Tout ce qui se passe pendant une première séance de jiu-jitsu brésilien, pour arriver sans mauvaise surprise.
Tu vas entrer dans une salle où tout le monde a l’air de savoir quoi faire. C’est normal de te sentir à côté. Voici ce qui va se passer, étape par étape.
Avant d’arriver
Appelle ou écris au club pour dire que tu viens essayer. La plupart acceptent un ou deux cours d’essai.
Pour ce premier cours, tu n’as pas besoin de kimono. Un t-shirt près du corps et un short sans poches ni fermeture éclair suffisent. Les poches et les zips accrochent les doigts et blessent les partenaires. Beaucoup de clubs prêtent un kimono pour les essais, demande.
Coupe tes ongles, mains et pieds. Les griffures ouvrent la peau et gênent tout le monde. Enlève tes bijoux. Viens avec une tenue lavée.
Arrive dix minutes en avance. Tu auras le temps de te changer et de te présenter au professeur.
Comment se déroule un cours
Une séance dure en général une heure à une heure trente. Le schéma est presque partout le même.
L’échauffement ouvre le cours. Course légère, déplacements au sol, roulades avant et arrière, remontées de pont. Ces mouvements te paraîtront étranges au début. Ils deviennent ensuite les briques de toutes les techniques.
Vient la technique du jour. Le professeur montre un mouvement, le décompose, puis tu le répètes avec un partenaire, sans résistance, chacun son tour. C’est là que tu apprends.
La séance finit par le sparring, qu’on appelle aussi le combat souple (rolling). Des rounds de cinq ou six minutes contre un partenaire qui résiste.
Ton premier sparring
Tu vas te faire dominer. Par des gens plus petits que toi, plus légers, parfois plus âgés. C’est le fonctionnement normal du jiu-jitsu et ça arrive à tout le monde le premier jour.
Ne cherche pas à gagner. Cherche à respirer, à rester calme, et à repérer où tu perds ta position.
Tape tôt. Deux ou trois frappes nettes de la main sur ton partenaire ou sur le tapis, ou la voix : “stop”. Dès que tu sens une gêne dans une articulation ou une pression sur le cou, tu tapes. Personne ne te jugera. Attendre, c’est prendre un risque inutile.
Si tu as la tête qui tourne ou une nausée, tu arrêtes, tu t’assieds sur le bord et tu préviens le professeur.
Ce que tu vas ressentir
Une fatigue inhabituelle. Le jiu-jitsu sollicite des muscles que tu n’utilises pas ailleurs : les hanches, le dos, les avant-bras, le cou.
Une confusion complète. Tu ne comprendras pas pourquoi tu perds. Ça dure plusieurs semaines, c’est le passage obligé.
Une proximité physique à laquelle tu n’es pas habitué. Le jiu-jitsu se pratique en contact permanent. On s’y fait vite.
Le lendemain, tu auras probablement des courbatures et peut-être quelques bleus. Si une douleur te semble anormale ou si elle persiste, consulte un professionnel de santé.
Les usages du tatami
Ils varient d’un club à l’autre, mais certains reviennent partout.
On salue en entrant et en sortant du tapis. On ne marche pas pieds nus en dehors du tapis, et on ne monte jamais dessus en chaussures. On se serre la main ou on tape le poing avant et après chaque round.
On prévient le professeur d’une blessure, d’une opération récente ou d’un problème de peau. On ne vient pas s’entraîner avec une lésion cutanée non couverte.
Pose des questions entre les répétitions. Personne n’attend de toi que tu comprennes du premier coup.
Ce que tu peux travailler dès le début
Deux réflexes rendent tes premières semaines plus faciles.
Le premier : garder les coudes près du corps. Dès que tes bras s’éloignent, tu offres des prises et tu perds ta défense.
Le second : bouger tes hanches plutôt que tes bras. Les débutants poussent. Les gradés se déplacent. C’est la différence que tu sentiras le plus vite.
Après ce premier cours
Ne juge pas le jiu-jitsu sur une séance. Donne-toi trois ou quatre semaines avant de décider. Les premiers repères arrivent souvent vers le deuxième mois : tu commences à reconnaître les positions au lieu de subir un enchaînement flou.
Fixe-toi un rythme tenable plutôt qu’un rythme ambitieux. Deux cours par semaine, régulièrement, valent mieux que cinq pendant quinze jours puis plus rien.
Et note une seule chose à la fin de chaque séance. Une position, une erreur, une question pour le professeur. C’est suffisant pour avancer.
Les fiches citées
- Pont et roulade (bridge & roll)Le renversement de base sous la montée. Tu bloques un bras et une jambe du même côté, puis tu pousses sur les hanches pour faire basculer ton partenaire par-dessus toi.
- Sortir du contrôle latéralSous le contrôle latéral, tu récupères de l'espace avec des cadres, puis tu ramènes un genou pour revenir en garde ou te retourner sur les genoux.